vendredi 29 mai 2009

Dernier jour en Inde

Et oui, dernier jour en Inde. Et un très très très long voyage en vue.

Je n'ai pas tout mis sur ce blog, bien évidemment, et j'aurai quelques entrées encore à faire dans les prochains jours et les prochaines semaines, car avec le recul, et en comparaison avec mon pays, plusieurs constatations, réflexions et évidences me viendront à l'esprit.

Et qui sait, j'aurai sûrement d'autres voyages à l'étranger à faire, au grand damne de Maude...

mardi 26 mai 2009

Photos du Taj Mahal & environs











Cuisson

J'ai littéralement cuit à Delhi ce weekend. J'aurai pu faire cuire et brûler un oeuf sur la voiture (il aurait probablement pris en feu même!). Il a fait jusqu'à 49C! La sensation est difficile à décrire (comme bien des choses en Inde), mais c'est un peu similaire au -30C; ça fait mal, mais c'est plus assomant.

Mon voyage au Taj Mahal suivra sous peu.

vendredi 22 mai 2009

Petit moment de nostalgie (1)

Je commence à avoir hâte d'entendre parler français autour de moi...

jeudi 21 mai 2009

L'Inde et la nourriture (2e partie)

Mon intégration à la cuisine indienne se déroule à l'heure du diner. Chaque midi, on me commande de la nourriture, la plupart du temps des mets indiens ou si j'ai envie de quelque chose d'un peu plus fade, du chinois (riz sauté, nouilles, etc... pas de chicken balls, malheureusement). Mais revenons aux mets indiens.

Comme précisé précédemment, il y a des différences avec la nourriture indienne qu'on connait, qui elle vient du Punjab, province du nord de l'Inde, où la viande est assez présente. Dans la province du Maharashtra, où je suis, c'est nettement plus végétarien et les épices sont légèrement différentes. J'ai eu l'occasion donc d'essayer des riz basmati aux légumes, bien assaisonnés, toutes sortes de pain (et non uniquement le pain naan assez bien connu chez nous) et différents plats mijotés, bien en sauce, de légumes ou de viandes (poulet, agneau et parfois poisson). J'ai pu essayer des combinaisons intéressantes, comme un bharwan aloo paratha (pain plat -paratha fourré de pommes de terres -aloo épicé, pas piquant), accompagné de yogourt très liquide aux ananas. La combinaison est vraiment super. Dans le même ordre d'idée, je suis allé aussi dans un restaurant qui sert du thali (qui veut dire assiette), qui consiste en plusieurs plats de légumes et légumineuses, servis dans des petits plats qui sont dans votre assiette en acier inoxydable. Le tout est accompagne de riz, de toutes sortes de pain, et cette fois-là j'ai eu droit à une purée de mangue et un jus de mangue. La purée de mangue a la caractéristique surprenante d'éliminer le piquant dans votre bouche, d'ajouter une douceur au repas, et je soupçonne de faciliter la digestion.

Bref, même dans l'assiette, l'Inde est surprenante.

Monsooooon!

Les Indiens doivent me considérer comme franchement étrange.
Au Canada, la météo change presque chaque 12 heures, et les saisons font varier les températures entre -30C et +30C; par conséquent, la météo devient un sujet de conversation, et presque une obsession. Ici, il y a 2 saisons, ou en fait 3: l'avant-mousson, la mousson et l'après-mousson. Pour l'avant et l'après mousson, la météo ne change pas vraiment; un peu de pluie avant la mousson, et un peu après, sinon il fait beau et la plupart du temps très chaud. La mousson consiste en de la pluie, des averses, des orages, de l'eau et généralement beaucoup d'humidité. L'équivalent d'une tempête de neige avec 1 pied d'accumulation serait un orage avec 1 pied d'averse. Sans farce.

Donc, cette année, la mousson devrait commencer vers le 26-30 mai, soit 1-2 semaines à l'avance. Il commence donc a y avoir un peu plus de nuages qu'à l'habitude. Me voilà tout excité de voir un peu de changement dans le ciel! Les Indiens me regarde avec un drôle d'air, surpris de me voir aussi content d'apprendre que je verrai peut-être le début de la mousson...

On me dit aussi qu'avec le début de légères averses, les routes deviennent un peu plus glissantes, et beaucoup d'accidents et d'accrochages se produisent. Ça me dit quelque chose...

mercredi 20 mai 2009

Taj Mahal (prologue)

Je prépare mon voyage vers le Taj Mahal. J'ai réservé mon avion, ma voiture avec chauffeur (un must) et mon hotel. Bien sûr, j'aurais pu prendre le train entre Delhi et Agra, ce qui aurait été pittoresque, mais aussi bien jouer "safe" pour l'instant. Je ne suis pas encore un touriste aguéri, faut-il le rappeler, je suis ici pour le travail, et je n'ai pas eu beaucoup d'occasions de m'habituer au monde extérieur depuis mon arrivée. Disons qu'au travail et à l'hotel, on me garde relativement dans la ouate, et de me lancer à l'aventure d'un coup sec tout seul dans un environnement inconnu à 45C, c'est peut-être pas souhaité (quoique ça aurait fait plein d'histoires à raconter).

À suivre, donc, avec surement plein de photos.

mardi 19 mai 2009

Mangoooooooos!!!!!

Ici, c'est la saison des mangues. Comme le temps des fraises chez-nous, ou des pommes. Mais ici, ça dure exactement 4 semaines. Pas plus. Après, il n'y a plus de mangue. Fini. Alors, le mois de Mai devient spécial.

Tout d'abord, les mangues sont partout! Tout plein de marchands circulent avec leur charette à 2 roues, poussées par 4 ou 6 personnes, ou tirée par un boeuf, transportant plein de caisses de mangues. Fraichement cueillies un peu partout en Inde (chaque province a sa variété), elles sont vendues assez rapidement. Et elles ne connaissent pas la réfrigération, et sont mûres à point.
Ces fruits sont vraiment excellents. Elles sont juteuses, sucrées et très rafraichissantes. Dommage que je ne puisse pas en rapporter. Elles seront dans mon coeur très longtemps.






lundi 18 mai 2009

Le filtre commence à être bouché

En effet, je crois que mon filtre commence à être bouché. Jusqu'à maintenant, j'avais soit accepté l'Inde tel quel, ou mon esprit réussissait à filtrer la perception que j'avais de mon environnement. Je crois que la chaleur commence à m'affecter, et je commence à m'ennuyer un peu de chez moi. Et quand l'esprit s'affaiblit, on commence peut-être à ressentir les vraies choses. Bref, en plus de la chaleur et maintenant les odeurs (qui sont parfois un mélange de merde, de fleurs, d'insecticide, d'épices, de déchets et parfois d'eau salée) commencent à m'atteindre. Le pire, je crois, est la pauvreté. Des images commencent à me choquer, et je dois me conditionner à les accepter, ou ne pas les voir.

Bref, pour ceux qui l'Inde les intéresse, même bien préparé mentalement, à moins d'avoir vu et vécu d'autres pays similaires, le bouleversement fini toujours par vous rejoindre.

dimanche 17 mai 2009

L'inde et la nourriture (partie 1)

Première constatation depuis mon arrivée, en Inde, on mange bien et beaucoup. Les Indiens adorent manger. La nourriture est très variée, et les cuisines du nord, du sud, de l'est et de l'ouest sont très différentes, en plus des restrictions (ou plutot approches) selon votre religion. La nourriture indienne, telle qu'on la connait en Amérique du Nord, ne représente qu'une petite partie des mets retrouvés ici (celle qu'on connait provient de la région du Punjab).



À Mumbai, une grande partie de la population est végétarienne; j'ai donc essayé de l'être moi aussi la plupart du temps (je dois avouer qu'après 2 semaines, je commence à avoir bien envie d'une bonne bavette de boeuf à l'échalotte, avec asperges au beurre, patate au four et baguette française...). Je le fais aussi pour des raisons de sécurité; mon système doit s'adapter à un nouvel environnement pas aussi stérile qu'au Canada (j'ai eu d'ailleurs quelques problèmes cette semaine, mais tout se replace tranquillement).


Mes déjeuners sont relativement nord-américanisés, sauf depuis les cabrioles de mon estomax. Je me concentre à prendre du yogourt avec des idlis, sortes de crêpes spongieuses à base de farine de lentille et de blé, qu'on prends avec du chutney à la noix de coco et fruits, ou du sambarh, une sorte de marinade de légumes mélangés (chou-fleurs, carottes, oignons et courgettes) dans une huile un peu sucrée et piquante. Je dois avouer que je triche un peu; c'est très bon avec une tranche de bacon... Le fruits sont excellents (ananas, cantaloup, papaye, mais pas de mangue; ils doivent les garder pour les demandes ou autres menus, et les revendre à prix d'or). Les légumes aussi sont toujours très frais et très bien préparés. Rien de vraiment exotique, sauf peut-être l'okra qu'on mange moins au Canada (un peu plus au sud des USA).


jeudi 14 mai 2009

Pensée sur la nourriture

Étrange. Lorsque j'étais à Taiwan, je mangeais souvent de la nourriture indienne. En Inde, il m'arrive fréquemment de manger du chinois...

Chroniques sur la nourriture à suivre sous peu.

mercredi 13 mai 2009

Quelques photos

Quelques photos...

Vue de ma chambre - cour intérieure (view from my room - court)



Vue véritable de ma chambre (True view from my room)



Victoria Terminal (VT)



Taj Mahal Hotel, Mumbai


Gate of India

Photos disponibles à http://s610.photobucket.com/albums/tt188/mistergreenwood/ (ce n'est pas encore l'idéal, mais ça convient pour l'instant)

Promenade à Juhu Beach



Petite promenade dans la foule, un peu après le coucher de soleil, sur la plage de Juhu, à Mumbai. Étant donné que ce sont les vacances d'été, la foule est plus grosse qu'à l'habitude. Mes talents de caméraman sont à développer, je m'en excuse.

lundi 11 mai 2009

Soleil


Étrange feeling de voir le soleil se coucher à l'horizon sur l'océan, alors qu'il se lève dans son pays...

mardi 5 mai 2009

Mumbai - première semaine

Bon, maintenant que le jetlag commence à se dissiper un peu et que je reprends lentement mon focus, voici mes dernières observations:



Stampeed dans un sous-sol humide

Le premier contact est humide. C'est comme passer d'un frigo à une serre. L'humidité à la sortie de l'avion vous colle dessus. La deuxième chose qu'on remarque, c'est l'odeur. Ce n'est pas si terrible en tant que tel, mais ça me rappelait l'odeur d'un sous-sol humide trop chauffé. Pour le reste, c'est un aéroport normal... jusqu'aux douanes. Et à cause de la panique de la grippe porcine / type A H1N1, l'Inde a ordonné aux aéroports de filtrer tout voyageur en provenance d'un pays ou des cas se sont manifestés. L'idée est louable, afin d'éviter une propagation du virus, mais l'effet contraire s'est peut-être produit: des voyageurs arrivant de tout bord tout coté s'aligne vers la file dédiée à la vérification médicale. Environ 2500 voyageurs (j'ai pas compté, mais il y avait beaucoup de monde) pour 4 médecins. Le processus était lent. La foule a soudainement décidé que c'était trop lent. Alors la file ordonnée s'est transformée en une masse de personnes, qui soudainement s'est précipitée vers les comptoirs des médecins. Et moi dans le milieu. Tout le monde s'est lancé, passeport et formulaire dans les airs, la main tendue vers les médecins. Le personnel médical n'a pas eu le choix d'étamper à l'aveugle les formulaires. C'était une énorme bousculade, un stampeed indescriptible. Tout le monde devait pousser pour faire son chemin. Je ne sais pas comment je suis sorti de la foule...



La sortie de l'aéroport est aussi mémorable. Les portes s'ouvrent et la chaleur et l'humidité de l'extérieur vous assome. Transpiration instantanée, une sorte de flash de consendation. Et il y a aussi la foule. Une énorme foule se forme pour accueullir les voyageurs, carton avec des noms en main. Étourdi par les nouvelles sensations, il faut maintenant trouver celui qui est supposé vous amener à l'hotel. Et il faut dire non à tout ceux qui vous proposent un taxi ou de prendre votre valise. Mais j'ai trouvé. Le parcours vers l'hotel était court, mais tout aussi étourdissant (mais fait de soir, donc j'ai pu éviter la peur... jusqu'au lendemain matin).



La douche fut un bonheur indescriptible.



Mais malgré la fatigue, le sommeil a été très difficile. Le lever du corps aussi.



Des taxis et du bruit
Allez hop, dans le traffic! Il faut dire dès le départ que j'ai toujours un chauffeur, ou je prends un taxi. Jamais, JAMAIS je ne conduirai en Inde. C'est complètement démentiel. Premièrement, la conduite est à droite. Ensuite, la discipline n'appartient pas à la route. Au début, ce n,est pas si mal: la route autour de l'hôtel et de l'aéroport est neuve, bien entretenue et on peut détecter des voies de circulation. Mais dès que ça rejoint les artères principales... Wow. Il y a des véhicules (et autres choses) partout: des voitures et taxis, des motos, des rickshaws (espèces de scooter à 3-4 roues avec un toit, servant de taxi bon marché), des vélos, des camions, des autobus et plein de piétons (pas encore vu les fameuses vaches). Tous tentent de prendre leur place, et la prennent. Au moins, tous vont dans la même direction. Ou presque, surtout aux intersections. Très difficile à décire. Je vais essayer d'ajouter une vidéo au blog.

Et le bruit que tout ça fait! Tout le monde klaxonne (c'est même indiqué derrière les camions "Please OK Horn"). Pour dire qu'on veut passer, qu'on laisse passer, dire merci, dire "mais de rien", "non tu passes pas", "enlève-toi de mon chemin chien/cheval/chèvre/vache/autre", etc. Tout le temps. Ajoutez le bruit des moteurs diésel, de la machinerie de construction, des gens qui passent/crient/vendent quelque chose, du chien/cheval/chèvre/vache/autre qui fait son bruit, de l'appel à la prière des minarets plusieurs fois par jour (j'habite dans la section plus musulmane de Mumbai), ça vous fait un bon bruit de fond. De jour comme de nuit. Je ne pense pas m'y habituer.

dimanche 3 mai 2009

Vers Mumbai

Et voilà, c'est reparti. Encore une fois, dans un aéroport, en direction de quelque part. Dans le passé, ce quelque part a été Toronto, Vancouver, Bruxelles, plus récemment Taipei et maintenant c'est Mumbai. Pour un mois...

Le gros avantage des voyages longue-distance avec ma compagnie, c'est le fait de pouvoir voyager en classe Affaire. C'est confortable, au moins pour la première et la dernière heure du voyage. Pour le reste du temps, c'est pareil, tu restes confiné à un siège, à regarder le dossier du siège devant toi, possiblement à regarder le seul film qui t'intéresse pour la deuxième fois.

Et cet après-midi, c'est mal parti. Le drame. J'ai failli annuler le voyage, tout abandonner, c'était de mauvaise augure.

Il n'y avait plus de Guiness dans le lounge Air Canada.

Mais je suis fort. Contre l'adversité, je vainquerai!

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Here I go again. Once more in an airport. In the past, I was bound for Toronto, Vancouver, Brussels, more recently Taipei, and now for Mumbai. For a month...

One big advantage of traveling with for my company is Business Class travel. At least for the first and the last hour. For the rest, it's pretty much just the same. You are confined in your seat, looking at the back of the seat in front of you, watching for the seond time the only movie that may interest you.

But this afternoon, it just went wrong. The drama. I was this close of cancelling my trip, it was just bad omen.

In the Air Canada lounge, they ran out of Guiness.

But I am strong. I shall prevail!